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Publié le 21/12/18

La gare de la bastide puylaurent. Impossible de me rappeler pourquoi je connais l'endroit.

Cette fois je n'étais pas seul dans l'hôtel. Un veil homme était dans la salle de restaurant avec moi. Peu causant et parfois inintelligible, j'ai juste compris qu'il venait chaque année à la même période. C'est peut-être pas plus bizarre que de marcher seul en plein hiver.

D'un seul coup le ciel se dégage complètement.

Je poursuit ma route en direction de Chasseradés. Aujourd'hui un ami, Florian, me rejoint pour deux jours. Nous avons convenu de nous retrouver sur le parcours.

Ce matin j'ai pris le petit des Genêts, je l'ai appelé Jean Pierre.
Col du Goulet, j'insiste.
Le haut du mont Lozère, a proximité du col du finiel 1541 mètres d'altitude.

Nous redecendons ensuite vers Mende pour préparer une sympathique soirée.

Publié le 22/12/18

Mende est la préfecture de la Lozère. Et il y règne un calme incroyable. Quand on sait que c'est la "grosse" ville du coin, on imagine facilement l'ambiance des autres villes. 😩

La cathédrale de mende et devant, la statue du pape Urbain V.

La journée est consacrée au repos et à la visite des environs.

Don Quichotte et le centre historique de Marvejol
Les abords de Chanac, où nous logeons.

Il ne faut pas négliger les jours de repos sur un periple aussi long. Reposer le corps pour éviter de se blesser mais reposer l'esprit est également très important pour trouver l'énergie de reprendre la route.

En cela les visites de ma famille et de mes amis aura été très bénéfique et je les en remercie beaucoup.

Une petite soirée au coin du feu entre amis pour rechauffer l'âme et les pieds.

Publié le 22/12/18

Après le petit écart par Mende et ses environs je passe la nuit a Florac, ville étape sur le tracé du chemin de stevenson.

Florac, siège du parc national des Cévennes.

Si l'accueil pour l'hébergement fut sympathique, celui des restaurant et boulangerie fut fruste voir grossier. C'est bien la première fois de mon voyage que j'ai le sentiment de déranger en entrant dans un commerce. Est ce moi qui, sachant la fin de mon périple proche, fait preuve de plus d'exigence et de moins de patience ou bien est ce eux qui n'ont ne ce sont pas montré prevenant. Je ne saurais dire.

TERMINUS, C'est ichi qu'on charette.
Une fois le pont passé, j'entre dans la vallée de la Mimente.

Le chemin serpente le long du flanc de la gorge. Les premieres heures sont consacrées à la montée. C'est un peu pénible et même s'il ne fait pas vraiment froid, le vent s'engouffre dans mon manteau. Mon dos est trempé de sueur. Je préfère m'arrêter et changer de t-shirt pour éviter d'attraper froid.

Pause sandwich et T-shirt
A St julien d'Arpaon, le sentier change de rive et emprunte un ancienne voie de chemin de fer.
Cette fois ci, il n'y a pas de lumière au bout du tunnel.

Ponts et tunnels ce succedent. La vallée de la mimente est très belle. Un air sauvage se dégage de l'endroit. Je ressens une grosse différence entre ici et le mont Lozère. La géologie est différente (schistes de la vallée et granit du mont Lozère) mais également le climat. Malgré le vent il fait plus chaud ici.

Je ne suis pas le seul à emprunter la voie.

L'etape n'est pas très longue mais je ressent une grande fatigue. Mon sac me scie les épaules et je me trouve aucun reglage pour me soulager.

Les Cévennes presentent une beauté mystérieuse.

J'arrive à la nuit tombée dans mon hébergement. Ce soir je dors pour la première fois de ma vie dans une yourte.

Avec le petit poêle à bois... 😄 C'est parfait !

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Publié le 23/12/18

Salut Modestine, tu t'es trouvé un compagnon ?

J'ai beaucoup de mal à repartir aujourd'hui. Je me lève tard, traine pour faire mon sac, petit déjeune lentement ... Bref. Dans trois jours c'est Noël et cette date marque également la fin de mon voyage. Étonnamment je ne suis pas triste à l'idée que cette expérience s'arrête.

L'eau est si claire qu'elle donne envie de s'y baigner. Sauf qu'on est en décembre... 😫

Je me rend compte que je n'ai plus l'esprit à la marche. Je réfléchis à ce que je vais entreprendre en rentrant, aux obligations du quotidien qui vont retrouver leurs habitudes, à mes projets professionnels et leurs chance de réussite. Bref au retour à la vie "normale". L'aventure n'est pas finie et pourtant j'ai du mal à rester dans le présent.

Le même genre de sentier que dans les vosges, l'altitude en plus.

Heureusement les paysages qui s'offrent a moi me rappellent de profiter de ce moment. Dans quelques jours ce ne sera plus qu'un souvenir.

Le panonceau indique :"sépulture préhistorique". En tout cas il avait une jolie vue.

Je me surprend alors à faire quelque chose que je ne n'avais jamais fait auparavant. Je m'assois sur une pierre, face au paysage, seul comme au premier jour de marche, et cette fois je prends le temps de regarder.

"La géologie est le chevalet du paysage. La végétation est le fard de la géologie" . Sylvain Tesson. 

Je passe ainsi un long moment, dans le silence de la montagne à écouter le chant du vent et à regarder les infinis détails de ce tableau gigantesque et vivant. Je crois que je viens de comprendre l'enseignement principal de ce voyage : ne pas oublier de prendre le temps !

Des bancels ( terrasses) soutenue par des murs en schistes, pierres sèches, typique du pays cevenol.

Le chemin redescend sur Saint Germain de calberte. J'arrive avant la nuit malgré qu'aujourd'hui soit la journée la plus courte de l'année. On ne peut d'ailleurs que s'en rejouir car des demain les jours ne feront que s'allonger.

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Publié le 23/12/18

Un petit coucou du col st Pierre, dernière épreuve avant de changer de département et de redescendre sur St-Jean-du-Gard.

Dernière épreuve également de ma dernière journée complète de marche. Demain sera le 24 décembre et je rejoindrai St guilhem par des moyens plus rapide.

Je suis fier d'avoir fait ce chemin et je vais profiter des quelques kilomètres qu'il me reste à faire pour profiter pleinement de ces derniers moments d'aventure.

Merci d'avoir pris le temps de lire régulièrement ce blog et de m'avoir soutenu tout au long de mon périple.

Je ferai néanmoins une véritable conclusion a cette histoire dans les prochains jours afin de clôturer convenablement cette aventure et livrer mes derniers ressentiments.

Je vous souhaite une excellente fin de week-end. 😉

Publié le 25/12/18

Levé de jour depuis la fenêtre de ma chambre.

Le jour se lève, radieux, pour ma dernière, complete, journée de marche.

Adieu st Germain de calberte

Bien la journée soit la plus courte de l'année, elle n'en est pas la moins chaude. Je quitte rapidement manteau et pull pour randonner en simple t-shirt.

En chemin je croise un ânier qui me recommande une variante pour éviter de marcher le long de la route. Un "chemin de facteur".

LA GODASSE !
Cette fois je n'y coupe pas : Il faut se mouiller. L'eau est froide mais pas gelée.

Depuis que j'ai quitté la vallée de la mimente, une tout autre atmosphère est palpable. La végétation est également différente. Les chênes vert et les pins font leur apparition.

Effectivement le chemin de facteur est très sympathique.
La fabrique à pélardon

Après Saint-Etienne-Vallée-Française, débute la dernière ascension du parcours et le passage, toujours dans les pas de Robert Stevenson, par le col St-Pierre.

Les marques de tailles sur les pierres ainsi que leur usure temoignent de l'age du chemin.
Encore une fois la frontière entre département est bien visible.
Une dernière vue sur la Lozère et les Cévennes depuis le col St-Pierre.
Au coucher comme au lever, le soleil montre ses belles couleurs

J'arrive à la nuit tombée à St-jean-du-gard. Un super accueil pour ma dernière nuit de voyage en solitaire.

Publié le 26/12/18

Lundi 24 décembre. Mon père vient me rejoindre pour la fin du voyage. Le rendez-vous est donné à Anduze. Mes hôtes me deposent très gentiment au centre ville de St-Jean du gard, il me reste quelques kilomètres pour profiter du grand air.

La gare de St Jean et les wagons du train a vapeur.

L'attraction touristique est fermée durant l'hiver. Il n'y a donc aucun risque à longer les rails.

Aucun dénivelé aujourd'hui et je profite des paysages du gardon.
Viaduc des Doucettes
Tunnel de Thoiras, cette fois il y a la lumière au bout du tunnel.

La ballade est agréable. Il fait beau, chaud. La vallée est calme. C'est très agréable de terminer dans ce cadre.

Gare de Thoiras

Le voyage est maintenant terminé. Je se suis ni triste, ni content que cette histoire s'arrête. Je suis simplement fier d'avoir parcouru 1000km à pied. Je suis heureux d'arriver en bonne santé et de n'avoir finalement que quelques douleurs benines qu'un repos mérité ne saurait guérir. Je suis reconnaissant du luxe d'avoir pu profiter de huit semaines consécutives de temps libre.

Il fait encore suffisamment jour pour un petit tour sur les hauteurs de St-Guilhem et la vallée de l'herault.

Sans surprise, le chemin parcouru à été différent de ce que j'avais prévu. Je suis satisfait d'avoir réussi à m'adapter aux situations et de trouver, plus ou moins rapidement mais à chaque fois, le bon côté des choses.

Le pont du diable de Saint Jean de Fos marque la ligne d'arrivée.

A chaque étape j'ai été accueilli avec beaucoup de gentillesse et de bienveillance. Je remercie sincèrement tous mes hôtes et hôtesses. Je remercie également celles et ceux qui ont pris le temps de me rejoindre, mon aventure n'a pas été interrompue par votre présence. Au contraire vous y avez participé.

Enfin je souhaite vous remercier, vous lecteurs du blog. Votre présence invisible et m'a beaucoup rassuré dans les moments de solitude.

La boite aux lettres de St Guilhem faisant foi.

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Publié le 26/12/18

Le contrat est honoré : Partir à pied de St-Die-des-Vosges le 1er Novembre pour arriver à St-guilhem-le-desert le 24 décembre.

La comedie est finie, je quitte Montpellier direction Paris puis les Vosges.

Je vais enfin pouvoir changer mes pantalons devenus trop grands et quitter mes godasses qui m'ont accompagnées quotidiennement pendant presque deux mois. Revenir à la vie "normale".

J'ai ouïe dire qu'un spectacle national en plusieurs actes s'est joué ici.

Je suis curieux de refaire le tracé de mon trajet pour calculer la distance exacte et les dénivelés que j'ai parcouru.

Avant dernière étape ferroviaire : Nancy

De même, avant de fermer définitivement la parenthèse, j'ai l'intention de réaliser l'inventaire exhaustif de mon sac : Sait on jamais ce que l'avenir nous réserve 😉

Destination finale : Saint-Die. Il aura fallu deux mois de marche pour aller et seulement 9h en train pour rentrer chez moi.

Pouvez vous m'aider ?

Chers lecteurs, j'ai une faveur à vous demander. Vous qui avez suivi mon périple au travers de ce blog qui porte ma première expérience littéraire. Pouvez me dire ce que vous en avez pensé ? Quel intérêt avez-vous porté à mon récit ? A quelle fréquence consultiez vous ce site web ? Comment avez vous trouvé la narration ? Le choix des photographies ? Pensez vous que mon histoire ferait un bon sujet pour un livre ? N'hésitez pas à m'envoyer un petit mail (blog@chourane.pro ou directement via "le répondeur"), je suis très curieux de connaître vos avis.

NDLR : Je vous demande d'être indulgent vis à vis de l'orthographe et de la mise en page : j'ai tout réalisé depuis le petit écran de mon smartphone, souvent trop fatigué pour effectuer des relectures attentives.

En pleine rédaction d'un nouvel article.

En conclusion

Je ne sais pas encore ce que ce voyage m'a apporté mais je le sens riche d'enseignements. Je le découvrirai au travers du regard de ceux qui me connaissaient avant que je ne parte. J'ai cependant le sentiment d'avoir beaucoup appris, notamment qu'il est très important, pour toute choses, de ne pas oublier de prendre le temps.

En résumé, je crois avoir trouvé ce que je suis venu chercher : un nouveau regard sur le monde.

"Je m’en allais dans les bois parce que je souhaitais vivre délibérément, ne faire
face qu’aux faits essentiels de la vie, et voir si je ne pouvais pas apprendre ce
qu’elle avait à enseigner, et non découvrir, quand je viendrai à mourir, que je n’avais pas vécu."

Henry David THOREAU, « Walden ou la
Vie dans les bois », repris dans le film « Le cercle des poètes disparus »