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Publié le 18/11/18

DIJON, enfin une "vraie" ville !

Je profite de cette étape pour faire du shopping et refaire les stocks. Mais cette fois, je réfléchi à deux fois avant d'acheter : chaque gramme compte.

Pas de marche aujourd'hui mais du tram.

J'en profite pour nettoyer le sac, réimperméabiliser les chaussures etc. L'idée est d'être à nouveau prêt pour repartir.

Afin de mieux connaître la ville et ses habitants, je me rends dans une soirée "café philo" ayant pour thème : "Chaque fois que je me plante, je pousse" (Sur le thème de l'erreur, de l’incertitude, de la chute, de la confusion).

De quoi donner des pensées à moudre à mon esprit pour les prochains jours.

Rue berbisey - Dijon

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Publié le 18/11/18

Ma solitude Dijonaise est interrompue par la visite pour plusieurs jour de mon Papa.

Paire et fils, à vous de trouver qui est qui

La ville offre de nombreuses curiosités touristiques. Nous empruntons le parcours de la chouette, porte bonheur de la ville si le passant la caresse de la main gauche.

La chouette de Dijon

Le parcours nous fait découvrir la ville, le bureau de poste, le palais des ducs et son musée, etc.

Bureau de poste

 

Détail d'un retable du musée

Je découvre ainsi Dijon, ville riche d'histoires et de mystères. Pour preuve de grands détectives y séjournent. Meilleurs que Sherlock Holmes et Watson, plus efficaces que l'inspecteur Derrick ou Hercule Poirot : La bande à Scooby-Doo.

Scooby-Doo bidou

Pour finir cette journée touristique, rien de mieux qu'un repas bourguignon : Escargots en entrée et un suprême de poulet façon madame Gaston Gérard. Miam !

« J’ai connu une Polonaise qu’en prenait au petit-déjeuner... Faut quand même admettre qu’c’est plutôt une boisson d’homme »

Publié le 18/11/18

Avec un G comme Godasse, Gevrey-Chambertin ou Gilet. Après la couleur importe peu, du moment que c'est rouge ou blanc.

C'est original c'est fil de fer dans les vignes.... serait-ce une vigne électrique de vin volts ?

Le sentier quitte le plateau de Langres pour passer dans les vignes de Bourgogne.

Mon instinct me dit que cette route n'est pas la bonne...

La température à beaucoup chutée : presque 10 degrés de moins que la veille…il va falloir trouver un moyen de se réchauffer parmi toutes ces vignes.

Eh déconne pas Manu
Va pas te tailler les veines
Une gonzesse de perdue
C'est dix copains qui reviennent

Marsannay, Fixin, Gevrey-Chambertin, Morey-Saint-Denis, Chambolle-Musigny, Vougeot, Gilly... Comme j'apprécie la géographie aujourd'hui...

Patron, encore une pt'ite côte.

Après une halte gastronomique et désaltérante à Gevrey, la route se poursuit dans le jour déclinant.

What else ?

Nous quittons le GR des grands crus pour suivre "les traces des moines de Cîteaux".

10h de marche plus tard, nous arrivons à St Bernard. Ça a l'air joli mais pour l'instant on y-vois-rien.

Publié le 19/11/18

Levé tôt (comme le médecin des bêtes), nous partons voir l'abbaye de Cîteaux. Ici point de vigne mais des champs.

Abbaye fondatrice de l'ordre cistercien.

Puis nous reprenons la route pour Nuits-Saint-Georges.

Au détour d'une meule... Des ruches

Et nous voilà de retour sur le GR des grands Crus.

Le "vert jus", grains de raisins trop acides pour être récoltés.

Le vin de Bourgogne, et particulièrement autour de nuit St George, est extrêmement réputé. Pour son goût mais aussi pour la collection. Par exemple, Une bouteille de Romanée-Conti millésime 1945 a été adjugée récemment pour 558.000 dollars (enchère Sotheby’s, NY). Le domaine est situé sur une parcelle moins de deux hectares et ne produit aujourd'hui qu'entre 5.000 et 6.000 bouteilles par an.

Secteur "Vosnes-Romane", rare opportunité à saisir sans tarder : les terrains à bâtir sont viabilisés et libres de constructeurs. Faire offre.

 

Quelle surprise de voir le labour des vignes au cheval de trait.

Encore une bonne journée de marche avec près de 25km au compteur. Les pieds vont bien mais le moral fait le yo-yo.  Je sens que la véritable épreuve d'endurance va être beaucoup plus psychologique que physique.

NUIT de nuit.

Publié le 19/11/18

Direction le sud, direction Beaune.

Ce matin, le vent est vraiment froid. Fini le t-shirt pour marcher. Il faut mettre le pull et les gants.

Homme de neige à Beaune.

 

Pile à l'heure pour la réunion toppe-au-vert

Le chemin passe par Comblanchien. Un détour par les carrières s'impose.

Il est content Gaetan. C'est quand qu'on creuse ?

A l'approche de la ville, apparaissent les premières grandes maisons bourguignonnes.

Je vu le couvreur, quelle tuile, il m'a parlé de toi.

Et pour finir : Beaune. Connue notamment pour la vente aux enchères annuelle du domaine viticole des "Hospices de Beaune". Fait du hasard, la vente à justement eu lieu ce dimanche. Les enchères sont montées jusqu'à 230 000 euros pour la pièce de charité. En 2015, année record, les enchérisseurs étaient montés jusqu'à 480 000 euros. Les chiffres sont vertigineux.

L'entrée de la ville. Je n'ai pas trouvé beau Beaune.

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Publié le 23/11/18

Je fais un saut en train pour quitter Beaune. Les entrées et sorties des villes sont très compliquées.

Un petit tour de TER..

Pas de sentier de terre ou de cailloux mais du bon bitume qui fait résonner chaque pas dans les chaussures. Pas top.

La voie verte

Je fais étape à Givry. Je reçois un super accueil ! Visite de la ville, hachis parmentier maison et séance de massage. 👌

Je reprends la marche, bien reposé. 😊

De quoi peuvent bien être fier les Givrotins et Givrotines ?

 

De la halle ronde bien sûr ! L'ancien marché au grains.

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Publié le 22/11/18

Quoi ! on passe de J19 à j22 ?? Et plus l'article d'aujourd'hui est super court... Tout fout le camp ma bonne dame!

Sauras tu trouver où se cache Chipeur ?

Je viens de passer Moroges. Ce qui signifie que cela fait 22 jours que je suis parti et que j'ai parcouru plus de 400 km. 😊

Voilà c'est tout.

J’arrive bientôt à Cluny où absolument TOUS les hébergements sont réservés pour le week-end d'intégration de l'école des arts et métiers. Un problème qu'il va falloir régler ce soir.

 

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Publié le 23/11/18

Parti relativement tôt de Givry, j'arrive malgré tout à Saint-Gengoux à la nuit tombée. Ayant basculé du Gr7 ou Gr76, je n'ai plus la mesure exacte des distances entre les étapes. Je pense avoir parcouru aujourd'hui environ 30km.

Une journée de plus dans le brouillard.

 

Je pencherai cette fois pour un brachiopode sûrement une rynchonelle. A vérifier...

 

Je ne regarde pas que les fossiles....depuis peu je suis aussi attentif aux boîtes aux lettres. Ici je dirais une BAL de type « Mougeotte » mise en fonction entre 1880 et 1918. Il me semble que ça n'est pas la couleur d'origine. A vérifier également...

 

Au détour d'un sentier plongeant....

 

L'entrée de ville de Saint Gengoux... Autrement plus classe que celle de Beaunes.

Prochaine étape : Cluny !

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Publié le 24/11/18

Pour l'instant, la pire journée du voyage. Je décolle de Saint-Gengoux vers 11h car j'ai perdu du temps à boucler mon sac. 😐 Avec le brouillard de la veille qui ne se lève pas, ce matin il fait froid et humide😑.

A peine parti, la pluie commence à tomber. Je sors ma tenue de combat : gants d'hiver et poncho. 😣

Au départ de St Gengoux.

La pluie et la boue m'obligent à ralentir énormément ma cadence. J'utilise les bâtons pour ne pas glisser.

Une éclaircie dans le brouillard, vite une photo.

La casquette et les capuches me protègent bien du vent et de la pluie mais réduisent beaucoup mon champ de vision. Ducoup je me trompe souvent de chemin. Malgré tout je me rends vite compte que je fais fausse route par l'absence de signalisation. Cependant e réfléchi à deux fois avant de sortir le smartphone pour me repérer sur la carte : S'il prend l'eau c'est foutu. 😟

Même le chien semble me dire :"bin mon pov' vieux t'es pas arrivé...." peut-être que pour lui c'est un temps d'homme.

Petite pause à dans les ruines de la nef de l'église fortifiée de St-Hyppolite. J'égoutte mes habits et prend un thé chaud. Comme je marche avec les bâtons, les bras sortent du poncho et malgré mes précautions et la qualité de mon équipement l'eau s'infiltre doucement dans les gants. 😢

Église clunisienne de St-Hyppolyte

Je reprends la route il est 14h. Je finirai de nuit tant pis.

Encore la lumière au bout du tunnel ?

Plus je marche et plus c'est long. Ça y est j'ai froid, j'ai faim, je suis fatigué, je ne vois rien malgré la lampe avec le brouillard et la pluie et il me reste plus de 10km à parcourir soit 3h de marche. C'est officiel : j'en ai marre. Se pose alors l'inévitable question : "mais qu'es que je fous là ?". 😭

Et là ! BIM ! Rebondissement.

Alors que je m'étais cherchais une solution alternative sur le bas-côté de la route. Le conducteur d'une belle voiture (sièges cuirs et tout et tout) s'arrête spontanément et me propose de me déposer. J'arrive ainsi à Cluny à l'heure prévue. 🤩

Le couvent des Sœurs Saint-Joseph

Je conclurai par une phrase vue sur le net et dont j'ignore l'auteur :

Aujourd'hui j'ai croisé le doute. Comme à son habitude, il m'a demandé de baisser les bras...Sans savoir que j'utilise mes jambes pour avancer.

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Publié le 24/11/18

Quel plaisir de dormir au chaud et au sec ! 🤗 Je prends une journée de repos pour visiter le ville, célèbre pour son abbaye et l'École nationale supérieure d'Arts et Métiers dont le terme "Gadzarts" désigne les élèves ingénieurs.

Maquette de l'abbaye dans l'abbaye.

Chose surprenante, les locaux de l'école se situent à l'intérieur de l'abbaye. A Cluny l'école s'axe sur quatre domaines d’expertise : l’usinage à grande vitesse, l’industrie du bois, la maquette numérique et l’imagerie virtuelle.

Mais non ça n'est pas une salle de classe des arts et métiers....

 

Mais ça oui !

Ce week-end se joue l'intégration des premières années (conscrit) par les deuxième années (anciens). C'est donc un grand moment pour l'école. Au début je trouvais amusant de les voir déambuler en blouse ou en uniforme militaire.

Blouse grise rallongée : 2eme année, Blouse blanche 3ème année.

Mais plus la journée avance et plus je comprends que tous ces brillants étudiants semblent totalement formatés par leur école. Plusieurs discussions avec des clunisiens et une recherche rapide sur le net confirment ce sentiment.

Oui. C'est un loup sur un mur...et alors ?

A la fin de la journée je me rends compte que les élèves sont, en réalité, extrêmement fiers de leurs écoles. Les parents, venus pour l'occasion, sont également hyper fiers de leurs enfants.

Tous ces gens fiers... je trouve cela amusant... Surtout quand on apprend, à travers la scénographie du musée, que c'est l'orgueil qui a provoqué le déclin de l'abbaye au 12e siècle.